Salutations

Salutations
Juste un endroit pour refourguer tout ce que j'ai écrit,
ou ce qu'il me prendra la fantaisie d'écrire à l'avenir.
Certains sont bon pour la corbeille,
d'autre plus interessant d'un point de vue stylistique.
Permettez-vous toutes les critiques (fondées) qui soient,
c'est ça qui permet de juger.
Si d'aventure cela vous interesse, bien entendu!
Parce que j'écris d'abord pour moi,
et non pas forcement pour plaire aux autres. (si c'est le cas, tant mieux, hein!)
Pourquoi un blog avec mes textes, alors?
Eh bien, parce qu'un blog ne se perd pas,
contrairement aux feuilles volantes si vite égarés.
Et avec ma mémoire... Mieux vaut prévoir.


Bonne Lecture si vous en avez le courage =)

# Posté le lundi 15 juin 2009 10:34

La chute (écrit le 02/06/08, donc j'ai changé de style maintenant... enfin j'espère --' )

La chute (écrit le 02/06/08, donc j'ai changé de style maintenant... enfin j'espère --' )
Ariane écirt. A la lueur d'une bougie, depuis le crépuscule, elle noircit des pages de son écriture fine et penchée. Vite! le temps presse...L'aube va arriver si rapidement... Elle Lui a promit, il faut qu'elle réussisse. Plus vite! Sa main court sur le papier, la point de sa plume effleure la surface granuleuse... Et déja, elle repart vers l'encrier, puis recommence son ballet infernal. La flamme de la bougie tremble, agitée par un imperceptible souffle. Ariane tressaillit, et sa main accélère encore. Elle ne se détourne pas de son objectif : il faut qu'elle y parvienne! Mais la fatigue, absente jusqu'alors, commence à se faire sentir. Cette douleur dans le poignet... Cette lourde chappe qui écrase les épaules de la jeune femme. Mais elle tient bon : on ne trahit pas les promesses. Une nouvelle page noire de mots. Puis une autre. La plume d'Ariane vole, apporte au paier des expressions, des phrases... Elle écrit mal. Qu'importe, si les mots sont beaux? Personne n'a besoin de comprendre sauf Elle. Et Elle y parviendra, la jeune fille le sait. Elle la comprends si bien! C'est bon. Ariane vient d'écrire le dernier mot. Elle rassemble l'épaisse liasse et la noue avec une ruban noir.

Puis, elle met la belle robe blanche, celle avaecl aquelle elle ressemble à un ange, d'après son grand frère. Sans les ailes. Ses ailes lui ont été arrachées il y a bien longtemps, maintenant, se dit-elle en peignant sesl ongs cheveux blonds. Voilà. Elle est prête. L'aube est sur le point de naître. La jeune fille prends ses feuilles et court à traversl al ande, sur la falaise. Le soleil se lève, écrasant de splendeur. Ariane retire le ruban, et le vent fait s'envoler ses feuilles vers l'immensité de la Mer.

"Mer, je te l'avais promis..." Toutes les feuilles ont rejoint l'immensité du ciel. C'est le moment. La jeune fille recule de trois pas, et court jusqu'à la fin des Terres. Elle saute. Sur la falaise, il reste une feuille de papier.

"Moi, Ariane Northplain, seize ans, ange aux ailes arrachées, ait décidé de confesser mes pêchés. Je n'irais jamai au Paradis, sauf si l'on m'arrachait le coeur, car c'est là qu'est logé ma honte. Que Dieu, le Diable ou qui que ce soit, me pardonne. Je suis coupable d'un amour sacrilège, celui que j'ai pour Liam, mon frère, et que pour son malheur, il partageait. Voulant m'éviter la honte, mon aimé s'est jeté du haut de cette falaise. Ne pouvant vivre sans lui, je le rejoins, où qu'il soit. Je ne porterais pas la honte de lui avoir survécu, ni ne jéterait l'opprobe sur nos parents. J'en finis avec cette tyrannie des apparences. Je ne peux plus faire semblant. MOi, la pêcheresse, j'ai..."

Rien d'autre. Le vent soulève cette dernière feuille et l'envoie rejoindre les flots, où une tâche d'écume s'élargit.

Nous sommes à l'aube du 25 décembre 1863. Ariane Northplain, un jour après son frère Liam, a quitté ce monde.
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# Posté le lundi 15 juin 2009 15:28

Mélancholia

Mélancholia
Un semblant de paix qui nous laisse épuisés
Une fausse sainteté qui paraît éventrée
Juste un peu de noirceur dans un coeur plein de haine
Qui dans son carcan de peur lacerée saigne

Une toile d'araignée qui lentement étreint
Mon bonheur envolé est a jamais éteint
Je ne suis plus qu'une ombre débordant de rancoeur
Et mon corps tombe sans fin oubliant sa blancheur

Cette veuve noire a pleuré sur cette terre
Ses ailes sont tombées au début de cette ère
Desespoir ardent, elle arrache ses yeux
Se mutile, se blesse, le tout au nom de Dieu

Ange brûlant en enfer, en souvenir de toi...
Mélancholia
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# Posté le mardi 16 juin 2009 09:27

Mademoiselle Trépassée et sa Jumelle du Miroir

Mademoiselle Trépassée et sa Jumelle du Miroir
Mademoiselle Trépassé, où est donc votre âme?

Elle s'en est allée de l'autre côté du Miroir où je m'admirais lorsque que j'ai été tué
Elle y est restée depuis, ombre de femme.
La vois-tu? Emprisonnée, elle ne sait que pâlir, que fâner
La veux-tu? Derrière sa vitre de cristal, elle ne peux s'échapper
Va la chercher, ramène-la, tu pourras en faire ce qu'il te plaira
Elle t'appartiendra à jamais, te remerciera pour l'éternité

Mais méfiance, on ne sait pas ce qui arrivera
Peut-être t'aimera-t-elle, peut-être te tuera-t-elle
Peut-être s'abandonnera-t-elle à tes bras protecteurs
Si tu sais la rendre de nouveau belle,
Elle te confiera ses larmes, ses joies, ses peines et ses peurs

Mais elle est fragile, cette âme de lumière
Prends donc garde à ne pas la briser.
Enserre-la pour te l'approprier
Et elle deviendra un être de chair
Qui te prouvera sa reconnaissance damnée
En t'embrassant de sa bouche éplorée

La veux-tu, cette veuve du soir?

Demoiselle Trepassé, offre-moi ta jumelle du Miroir...
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# Posté le mardi 16 juin 2009 09:28

Doll

Doll
Petite poupée de cristal
Peau translucide et transpercée
Bouche pulpeuse expire un râle
Tes yeux commencent à m'évader

Je ne sais plus te regarder
Tu m'interpelle et me fait peur
Me jetant un regard glacé
Empli de haine et de rancoeur

Tes mains doucement ligotées
Prennent une pâleur cadavérique
Ta peau autrefois si rosée
A pris une teinte horrifique

Du sang écarlate, une larme
Coule de ton oeil emprisonné
Le silence corrobore le charme
De ta beauté embastillée

Je suis esclave de ta vie
Je suis coupable de mon corps
Plié aux violences, paradis
Je sens mon coeur battre plus fort

Marionnette désarticulée
Tu m'éblouis de ta lumière
Je ne sais plus me libérer
De ton aura pure et solaire

Je t'ai rangée dans une malle
Pour qu'on ne puisse t'enlever
Tu est à moi, petite étoile
A moi seule, pour l'éternité
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# Posté le mardi 16 juin 2009 09:31